Main mise sur l’éducation, ou la fin de la liberté

La main mise sur l’éducation et l’instruction, le début de la fin des libertés?

Comment formater une société et poser les bases d’un régime totalitaire ?
Commencer par le passage dans le moule obligatoire. En France actuellement, l’instruction est obligatoire mais pas l’école.
Un petit îlot de liberté pour certains, un intolérable manque de contrôle pour d’autres…

Un petit poème qui illustre

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus me chercher,
il ne restait plus personne
pour protester. »

Nous attendons quoi pour réagir ?

L’instruction en famille en France est légale et est un choix libre qui appartient aux parents.  C’est une liberté constitutionnelle qui est inscrite dans la convention européenne des droits de l’homme et dans la convention des droits de l’enfant.

Cette proposition de loi  vise encore à réduire les libertés individuelles de chacun et est encore une fois une attaque faite aux familles dans leurs choix de vie, nous devons nous y opposer fermement afin de continuer à pouvoir choisir le meilleur pour nos enfants.

Pétition pour l’abandon de cette proposition de loi

Un peu d’information :
le 18 décembre 2013 PROPOSITION DE LOI

visant à limiter la possibilité d’instruction obligatoire donnée par la famille à domicile aux seuls cas d’incapacité,

PRÉSENTÉE

Par MM. Hugues PORTELLI, Christian CAMBON, Jacques GAUTIER, Mme Hélène MASSON-MARET, M. Michel HOUEL, Mme Colette MÉLOT et M. Louis PINTON,

C’est clair, pas une rumeur abstraite, instruction obligatoire à l’école, pas de choix pour les parents.

Vous pouvez leur envoyer un petit mail courtois et précisant votre pensée

h.portelli@senat.fr , c.cambon@senat.fr , jacques.gautier@senat.fr ,
m.houel@senat.fr , c.melot@senat.fr  , l.pinton@senat.fr

Je me permets de reprendre en partie un article  qui me semble intéressant :

Le but véritable de la proposition de loi est de s’assurer que tous les enfants soient « formatés » de la même manière, selon les vues de l’État.

Une proposition de loi interdisant l’école à domicile a été déposée au Sénat le 18 décembre dernier par des sénateurs de l’UMP. On ne tolérerait qu’une exception : le cas où l’enfant a une maladie, un handicap physique ou mental si grave qu’il rend « impossible »une scolarisation en structure collective.

Ce n’est donc pas une retouche à la marge de la loi sur l’obligation scolaire. C’est une vraie révolution. Actuellement, la loi prévoit une obligation d’instruction pour les enfants de 6 à 16 ans – instruction qui peut avoir lieu dans une école ou à la maison. Cette proposition de loi prétend imposer désormais une obligation de scolarisation dans une école.

Cette proposition est gravement liberticide. Elle va à l’encontre du principe de liberté d’enseignement, intégré dans le bloc de constitutionnalité depuis 1977, comme de toutes les libertés civiques propres aux États de droit. Elle viole en particulier l’article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »

Bien que portée par des élus UMP, elle s’inscrit dans le droit fil de la pensée de Vincent Peillon, qui donne pour mission à l’école d’arracher les enfants à tout « déterminisme » familial, social, religieux. La logique de cette initiative est dès lors facile à décrypter : la socialisation de l’enfant est un pur prétexte ; d’ailleurs, les études aux États-Unis montrent que les enfants scolarisés chez eux ne rencontrent aucun problème d’intégration sociale ou de relation humaine dans leur vie d’adulte, bien au contraire.

Le but véritable de la proposition de loi est en fait de s’assurer que tous les enfants soient « formatés » de la même manière, selon les vues de l’État, et que l’influence des parents, qui sont pourtant par nature premiers éducateurs de leurs enfants, soit réduite à la portion congrue. Disons-le donc clairement : les parents sont présentés de plus en plus comme une menace pour leurs enfants. Leur influence est jugée malfaisante et il conviendrait d’en préserver les enfants. Le paradoxe est qu’ils sont mis sur le banc des accusés par un État dont les succès éducatifs sont pour le moins discutables mais qui prétend être un meilleur garant de l’éducation et de l’épanouissement.

En rendant l’école obligatoire, et en rognant les libertés de l’école dite libre, on se rapproche dangereusement des modèles totalitaires qui, avec Sparte, sont les seuls à avoir arraché les enfants aux parents pour les éduquer.

Ils sont rares, aujourd’hui, les pays démocratiques interdisant l’école à la maison. L’Allemagne est un cas bien connu mais néanmoins choquant. C’est une loi nationale-socialiste de 1938 qui a interdit l’éducation à la maison pour qu’aucun enfant n’échappe à l’embrigadement nazi. (…)

La consternante proposition de loi de nos sénateurs n’est en définitive pas si surprenante. Elle n’est que la conséquence de la dénaturation de la fonction de l’école dans l’esprit de trop nombreux responsables politiques. Les objectifs politiques et sociaux comme ce qu’on appelle pompeusement le vivre-ensemble, ou l’égalitarisation supposée de la société via l’école, ont pris le pas dans leur esprit sur les objectifs traditionnels de l’école qui sont d’instruire, de transmettre des connaissances éprouvées en prenant soin de ne pas toucher à la conscience de l’enfant, chose sacrée y compris pour un Jules Ferry, si l’on en croit sa Lettre aux instituteurs de 1883 [PDF].

source

Plus d’informations et action en cours

 

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2 réponses à Main mise sur l’éducation, ou la fin de la liberté

  1. Hervé Monbureau dit :

    Bien sûr il est nécessaire que l’on puisse enseigner à ses enfants à la maison. Par contre toute cette littérature pue l’extrême droite qui va, si nous n’y prenons garde, nous amener le nazisme ou quelque chose de ce genre. Le ton est donné des la première annonce:  » Le but véritable de la proposition de loi est de s’assurer que tous les enfants soient « formatés » de la même manière, selon les vues de l’État.  » Dans l’éducation nationale personne n’a jamais essayé de formater les esprits comme dans certaines écoles privées. Certains parents ont eux tendance à le faire pour que leur progéniture soient des clones d’eux-mêmes. Le monde des marchants les formate déjà par la télé etc…

  2. Merci pour ton commentaire,

    le bien sur et le par contre me donne une sensation que bien sur risque de disparaître car par contre fait peur.
    😉

    Il me semble que l’éducation national est dans une illusion de neutralité, mais la vie n’est pas neutre. Je ne suis pas un fana des chemises brunes, mais je vais reprendre cette citation « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

    bonne et belle journée

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